Tuesday, August 30, 2005

Site du jour.

J'adore depuis longtemps: fsens.com.

Extraits sonores.

"Le temps passe, mais les écrits restent"

Je ne sais plus qui disait cela, mais plus je regarde mes archives s'empiller, plus j'en suis heureuse. Parfois, juste pour le plaisir, je m'amuse à relire ce que j'ai pu écrire depuis 2000. L'autre fois, je suis tombée sur mes premiers extraits audios.

C'était en 2002, je venais de rencontrer mon premier copain. L'amour me semblait si beau, si magique, si... tout en fait. J'habitais dans le quartier St-Sacrement à Québec avec Raymonde, une fonctionnaire prochainement retraitée. J'avais trouvé le moyen d'enregistrer quelques extraits sans microphone grâce à un écouteur. Et puis, voilà. Aujourd'hui, 3 ans plus tard, je vous offre ma voix. Je vous offre mon innocence d'antan. Je m'offre à vous simplement:

- Extrait 1
- Extrait 2
- Extrait 3

Bonne écoute... ou plutôt, bonne découverte!

L'homme aux journaux.

Chaque matin, lorsque je vais au travail, je m'assois sur le banc à la sortie du métro pour attendre l'autobus. Tous les matins, je le vois arriver de loin.

Il a cette démarche commune à ceux qui ont vécu. Un visage frippé par le temps, la tête blanche et dégarnie, un sac de l'épicerie vide à la main et il boite d'une jambe. Il a toujours le même habillement: chemise jaune et pantalon gris. Parfois, il fait une diversion et ajoute une casquette blanche à son ensemble. Il a sa routine. Il profite des journaux gratuits du transport en commun: le 24heures et le Métro. Il en prend une version de chaque, les enfouit au fond de son sac de plastique vide puis il repart.

Je n'ai malheureusement jamais croisé son regard... Pourtant, j'aimerais tant lire dans ses yeux ce qu'il a vécu. J'aimerais m'impreigner de sa démarche triste pour lui donner un peu de ma joie. J'aimerais lui enlever la douleur de sa jambe et le faire sourire. Y'a rien de mieux que de faire sourire les autres, ça ne coûte rien et ça apèse les douleurs...

Sunday, August 28, 2005

À Jamais.

Hier, je les ai retrouvé. Elles étaient là, toutes fraîches comme il y a plus de onze ans. Ce fût une journée entre filles arrosée de vin, de discussions autour des mecs et du sexe. Aucun homme n'y fût admis. Chacune a fait son petit bout de chemin depuis la dernière fois, il y a presqu'un an. Et c'était magique.

À l'intérieur de notre bague de finissante, nous avions fait gravé "À jamais". Hier, ces deux petits mots ont pris leur vrai sens. Je sais maintenant que chaque fois que je serai devant elles, ça sera comme si c'était il y a 5 ans, maturité en plus.

Hier, la beauté de l'amitié a fait tout le travail, surtout sur la scène du Latulippe avec nos chorégraphies improvisées et notre charme incroyable... Par chance, nous avions Mathieu comme garde du corps!




Notre prochain rendez-vous: ce weekend avec du canot, de la nature... et Québec.

Tuesday, August 23, 2005

NY, I luv ya.




I want to wake up in a city that doesn't sleep
And find I'm king of the hill top of the heap.
These little town blues are melting away
I'm gonna make a brand new start of it -- in old New York.
If I can make it there I'll make it anywhere --
It's up to you: New York, New York!

Thursday, August 18, 2005

New York, je t'aimerai.

NY, NY, je te veux.

J'y serai pour le weekend. Voilà ce qui m'attend: des souvenirs incroyables. 48 heures à y parcourir quelques rues. 48 heures à accumuler mes souvenirs de la première fois. 48 heures à vouloir tout ramener, même le stade des Mets. 48 heures magiques passées au milieu de Central Park, Soho et Greenwich. 48 heures à me promener main dans la main. 48 heures remplies de premières fois, comment ne pas résister?

Tuesday, August 16, 2005

Les poissons et moi.

Déjà plus d'une semaine que le coloc a déserté la place. Il m'a légué le soin de donner de la nourriture à ses poissons. Je suis donc seule avec les poissons dans ce grand appartement. Bientôt, lui et l'autre seront de retour. Il y aura un peu plus d'actions ici j'imagine.

À leur retour, on se fera sûrement quelques soupers ensemble, on prendra place sur l'un de nos balcons puis on jasera. L'alcool coulera sûrement à flot, on amenera tous quelques personnes à notre tour et notre cercle social s'agrandira encore. C'est d'ailleurs l'un des beaux côtés de la colocation, on ne s'ennuit jamais.

Monday, August 15, 2005

Week-end à la campagne...

C'était Noël du Campeur à la campagne. Les décorations de noël étaient sorties. Au loin, l'autre côté du lac, on pouvait entendre les rigodons du temps des fetes. Si on y prêtait un peu plus attention, on entendait même les gens danser.

On s'était couché au bout du quai. Les yeux virés vers le ciel, on regardait les étoiles. Ni un, ni l'autre n'était assez bon pour véritablement trouver la Petite Ourse, encore moins la Grande Ourse, mais on s'en foutait. Le ciel était beau comme jamais et nous, on l'admirait. J'avais ce sourire en coin, les yeux pétillants à croiser son regard et cette envie incroyable de partager mon monde.

Au loin, ma famille était là. Ils étaient installés au bord du feu à parler de tout et de rien. En les voyant comme ça, je me suis dite que j'avais la plus belle famille au monde, la meilleure qui soit pour moi, celle qui a fait ce que je suis.

Ce week-end,ce n'était pas juste une rencontre familiale et sociale, c'était plus. C'était la rencontre avec certaines personnes que je considère comme des perles et avec qui j'ai échangé plus que des mots, mais surtout beaucoup d'émotions et de passé. Des gens que j'aime simplement.

Au retour, j'avais sa main sur la cuisse, la mienne sur la sienne, puis j'ai fermé les yeux. Et j'ai alors fait un souhait. À ce moment, ma main a pressée la sienne juste assez fort pour qu'il fasse pareil au même moment. Qui sait, si nous sommes deux à le souhaiter en même temps, il y aura peut-être deux fois plus de chances que ça se réalise, non?

Friday, August 12, 2005

"Let it go..."

Et si je vous parlais de ses doigts qui parcourent l'échine de mon dos et qui dessinent à merveille les contours de chaque partie de mon corps? Et si je vous décrivais ces rires et ces regards précieux échangés à chaque instant? Et si je vous disais que je m'ennuie déjà de ses lèvres qui m'ont embrassé ce matin aux portes du métro? Et si...

Comme ça, sans crier gare, j'ai perdu mes barrières. Comme ça, sans même l'avoir chercher, je me suis retrouvée à me faire prendre à mon propre piège, celui de la séduction. Cette fois, j'ai acceptée de me laisser séduire, de me laisser porter par le courant. Voilà, le résultat est que j'ai des cernes dus aux dernières nuits et que j'ai la tête à certains moments dans les nuages. Nuages de bonheur biensûr.

Wednesday, August 10, 2005

Des nuages?

Des nuages, il y en a pleins le ciel. La seule différence, c'est qu'aujourd'hui, je les vois différemment. Serait-ce le signe que je suis prête à délaisser une partie de mon indépendance?

Monday, August 08, 2005

Histoire d'années '80

Si vous me voyez prendre une pose particulière aux sons des premières notes de Like a Prayer de Madonna, ne vous demandez pas pourquoi. Regardez-moi et vous comprendrez.

Si vous me voyez me coller le dos contre vous lorsque Dirty Dancing commence, donnez moi la main et suivez. Je ne vous demande rien d'autre que de jouer le jeu avec moi simplement.

Si Michael Jackson est à l'honneur, donnez moi un peu d'espace. Je vous montrerai comment faire du moonwalk. Je vous jure que jamais cela ne vous aura semblé aussi facile.

Si les hauts-parleurs laissent les Samantha Fox, ACDC ou autres chanter, surveillez moi, regardez mes yeux et laissez mon déhanchement s'exprimer. Jamais plus vous ne verrez ses chansons de la même façon, promis.

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Y'a des soirs comme ça où je n'exige pas beaucoup, juste un peu de musique et un bon danseur. Samedi soir était l'un de ces soirs, et cela en était mémorable.

Sunday, August 07, 2005

Grand-mère, je t'aime.

Ma grand-mère s'appelait Marie-Jeanne et était, il y a fort longtemps, la femme d'un agriculteur. Lorsqu'elle est morte, elle avait 89 ans. Un cancer généralisé a causé sa perte. C'était il y a plus de 6 ans.

À vrai dire, sa mort m'a vraiment touché à retardement. Au moment où j'ai entendu les orgues de l'église Ste-Victoire vibrés et que j'ai vu le cercueil posé là juste devant la Chair de l'église, les sanglots m'ont rattrapé. Devant moi, il y avait ma mère et ses soeurs qui se tenaient la main. Je distinguais très bien leurs épaules se surélevés au rythme de leurs pleurs. Devant moi, il y avait la dépouille d'une femme que je connaissais très peu, pour ne pas dire du tout. C'était ma grand-mère et pourtant je n'aurais pu dire ce qu'elle aimait le plus ou le moins, détaillés ses qualités ou ses défauts et encore moins me rappeler de son dernier rire.

Dans un certain sens, j'avais honte, honte de ne pas avoir poussé plus loin mes contacts avec elle et de m'être toujours présenté à reculons à ce fameux dîner du jour de l'an... À quelque part, au fond de moi, j'aurais voulu dire à quel point je l'aimais, mais je ne le pouvais pas. Ça l'aurait été un pur mensonge. Certes, je l'aimais parce qu'elle était ma grand-mère mais je ne l'aimais pas pour ce qu'elle était vraiment: je ne la connaissais pas.

Suite à la cérémonie, j'ai vu le cercueil blanc s'enfouir dans la terre. J'ai vu ce trou de 6 pieds de profond et j'ai continué à pleurer en silence. J'avais une boule dans la gorge, les yeux rougis, la voix éteinte et les larmes sur les joues. Ce jour-là, je ne me rappelle pas avoir souri. C'était une façon pour moi de dire "Grand-mère, j'aurais vraiment voulu te connaître".

Hier, au cimetière, le dos sur un arbre, j'ai levé les yeux vers le ciel puis je lui ai fait un clin d'oeil. J'ai senti une bouffée de chaleur monter en moi puis j'ai souri. C'était son clin d'oeil à elle.

Saturday, August 06, 2005

Le pays des morts.

Ce matin, je n'ai pas pris mon lecteur MP3 pour aller parcourir Queen-Mary puis le Cimetière Côte-des-Neiges. Ce matin, perdue au beau milieu de ses millions de pierres tombales, je me suis sentie tout sauf seule. J'ai entendu les cloches pour souligner l'arrivée d'un nouveau mort. J'y ai aussi entendu des bruits... et le silence.

Je me suis accollée le dos à un arbre, j'ai laissé mes mains carresser son écorce et je me suis fermée les yeux. Je me suis laissée fondre au soleil puis j'ai découvert le silence autrement. C'était le silence des gazouillements de la nature et du vent dans les feuilles. Du coup, j'ai accumulé ma vitamine D, puisé un peu d'énergie auprès de l'arbre et retrouvé ma paix intérieure. J'ai alors senti la peur de mourir s'évanouir comme si ces quelques minutes m'avaient rassurée.

Je suis repartie. Au lieu de tourner à droite sur Victoria, je me suis alors aventurée dans Westmount. Je cherchais la fameuse vente de garage, mais je ne l'ai pas trouvé. Je suis alors revenue bredouille, mais plus riche de vie que jamais parce qu'aujourd'hui, la mort m'a rassurée.

Histoire de vin...

6 bouteilles de vin, 7 personnes. Ai-je besoin d'en rajouter? Bien que le Houston Bar soit une copie conforme du Bâton Rouge (ou vis versa) et que les plats sont tout sauf impressionnants, les bouteilles de vin se sont succédées à une vitesse folle à notre table, les potins également.

J'aime le vin, le rouge en particulier. J'ai toujours dit que le vin avait des pouvoirs apphrodisiaques. D'ailleurs, c'est ce qui explique pourquoi je ne refuse jamais une coupe. En plus, ça délie les langues...

Wednesday, August 03, 2005

La Salsa, facile?

Les yeux qui ne savent plus s'ils devraient se diriger vers le sol ou encore dans les prunelles du partenaire. Les mains qui tentent d'imiter celles du couple voisin. Les pieds qui ne savent pas vraiment s'ils devraient être plus en arrière ou en avant. Le corps qui essaie de bouger sur le rythme de la musique et des mouvements de l'autre. Et j'en passe.

Le tango, la salsa et tout le reste ont un point en commun: ça semble facile, mais lorsqu'on s'y met, c'est tout le contraire. Hier, je n'ai pas plus réussi que la dernière fois. Je mets ça sur le compte de la chaleur mais au fond, je sais, je suis encore loin de réussir, mais je garde confiance. C'est l'important, non?

Monday, August 01, 2005

Des secrets sur le Web, ça peut exister?

Elle avait raison.

"Quand tu écris une lettre, pense que, sous le sceau du secret, elle sera communiquée à tout le monde."
[Jules Renard]

Dès que quelque chose est disponible sur le Web, les secrets deviennent un jour ou l'autre des nouvelles publiques. C'est d'ailleurs ce pourquoi j'écris très peu sur mon emploi et mes relations. Parfois, mieux vaut rester mystérieuse que tout dévoiler, et ce, au nom du respect, autant des autres que de soi-même.

Projet d'écriture...

Un mois seulement d'ici la date limite pour soumettre un texte au Concours Voir/Renaud Bray et je me retrouve avec les mains vides. Le peu que j'avais écrit a été jetté à la poubelle. Je repars le tout à zéro. Je garde espoir d'arriver à quelque chose d'ici là, avec des mots qui seront à la hauteur, avec ce petit quelque chose de spécial, mais je cherche. Je cherche justement ce quelque chose. Sur quoi commencer? Sur quoi terminer? Quel genre devrais-je adopter? Des dizaines d'autres questions m'habitent et surgissent à chaque moment où j'essaie justement d'écrire.

Pour être honnête, le concours n'est qu'une façon de me pousser à écrire quelque chose, à me forcer et à tenter de mesurer mon talent d'écriture par rapport aux autres. J'ai toujours dit que je voulais écrire un livre. Comme on ne peut manger un éléphant en un seul morceau, je voulais le faire par étape. Un essai puis j'imagine que le reste viendra... non?

Lily et Irène

Chaque soir, je les voyais sur mon chemin. Chaque fois, je les regardais d'un regard attentionné. Ce soir, je me suis laissée tenter. J'ai acheté Lily. Lily est en fait ma nouvelle plante et est en fait une "Hurricane Lily". Bientôt, elle aura des fleurs de couleur pêche.

Lily et Irène, mes deux plantes, seront à nouveau réunies bientôt. Une aura ses fleurs pêches, l'autre aura ses fleurs roses. Je les installerai voisines l'une de l'autre, question de vivifier un petit coin de l'appartement et de faire oublier les murs blancs de la cuisine!