Wednesday, June 29, 2005

Lettre de la maman de Thom (suite)

Chère Roxane,

Merci pour votre message qui m'a beaucoup touchée...
Sachez que je vous ai mise dans mes "marque-pages" et que ce sera un plaisir pour moi de suivre vos "petits bouts de vie" et en l'occurence, en ce moment, votre déménagement. J'essaierai ainsi à ma manière de continuer un peu ce qu'aimait faire mon fils.

Une très bonne amie à lui est venue me rendre visite hier et nous avons décidé de lui rendre hommage en essayant d'écrire un livre sur sa brève vie (il avait 23 ans) et je vais demander à ses amis de me raconter une ou deux anecdotes qu'ils ont vécues ensemble. Il faut que tout le monde sache combien il était gentil, attentionné avec tous ses proches, qu'il rendait toujours service, qu'il essayait de positiver et relativiser leurs problèmes alors que lui était en proie à tous les doutes. C'est dur de dire tout cela maintenant, mais il y a un message à faire passer et lui aurait tant aimé écrire un livre ! Alors, ce livre sera le plus bel hommage qu'on puisse lui rendre...

Bon courage pour votre déménagement !
A bientôt.

Jocelyne...la Maman de Thom



Il avait le même rêve que moi: écrire. Mon dernier écrit parlait de cela... Toute une coincidence!

Tuesday, June 28, 2005

C'est le bordel!

Phil n'exagère pas. C'est le bordel ici. Je commence à faire mes boîtes. Je commence même à penser à tout mettre dans ma Tercel question de vider un peu la place... mais la chaleur m'enlève une bonne partie de mon courage!

En attendant, je m'amuse à faire le détour des boîtes laissées dans le passage pour me rendre aux toilettes et à me frayer un couloir au milieu de la salle à manger pour me rendre au divan!

Vive les déménagements!

Monday, June 27, 2005

Lettre à la Maman de Thom

Chère Maman de Thom,

Ce matin, lorsque j'ai lu votre courriel, je suis tombée à la renverse. Thomas-Mary était un fervent lecteur de mon site Web. Et pour cause, je l'avais donc ajouté à ma liste d'envoi. Sans le connaître, il suivait mes aventures de façon assez régulière depuis plusieurs mois.

Votre courte note m'a touché au point où je l'ai publié sur le Web, au point où je l'ai également faite suivre à des gens de mon entourage. C'était une note troublante...et touchante. Au travers vos mots, j'ai senti le courage, celui d'affronter le présent et de voir vers le futur. Thomas était chanceux de vous avoir comme mère.

Dites-vous que vous n'êtes pas seule désormais. Lorsque j'étais petite, ma mère me disait "Regarde vers le ciel, si une étoile brille, c'est qu'un ange te sourit". Votre ange est là-haut... La plus belle des étoiles vous appartient maintenant.

Roxane

Un matin différent des autres...

Comme à tous les matins, j'ai pris le temps de regarder mes courriels. Par contre, ce matin, le geste pris tout un autre sens:


Bonjour Roxane,

Hier, en allant chez mon fils aîné pour obtenir quelques adresses qu'il me manquait pour prévenir... nous sommes tombés sur cette belle histoire que Thomas-Mary n'aura pas eu le plaisir de lire puisqu'il nous a quittés le 12 juin terrassé par une crise cardiaque. Je ne sais s'il y a longtemps que vous échangiez des textes via internet et si votre correspondance n'était qu'occasionnelle, mais je tenais à vous faire part quand même de sa disparition. Il nous manque déjà beaucoup et tous ses amis sont effondrés... Bonne continuation Roxane.

La maman de Thom


Thomas avait son propre site Web,www.vostyx.net. Il recevait mes courriels parce qu'il faisait parti de ceux qui m'avait laissé un jour ou l'autre un commentaire ici. Il avait 23 ans.

Aujourd'hui, j'ai pris un moment de silence pour lui et pour sa mère. La mort finit toujours par nous toucher, moi, elle finit toujours par me traumatiser. C'est simple, la mort me fait peur.

Sunday, June 26, 2005

La St-Jean-Baptiste à la campagne...

1)Un défilé hors du commun:
Des gens fiers de leur tracteur, de la publicité pour le festival dans le village voisin, des Mustangs astiqués de façon à faire un spectacle de "boucane" et j'en passe. Ici, le parcours est simple, le défilé parcourt toutes les rues du village.

2)Une soirée particulière:
La présence de tous les jeunes fréquentant la polyvalente ou l'ayant fréquenté dans un passé plus ou moins lointain, des rencontres de personnes ne m'ayant pas vu depuis plus de 5 ans, la vente d'alcool à 3$, des musiciens qui n'ont ou ne feront jamais de disques, un chapiteau assez grand pour accueillir la moitié du monde présent sur le terrain et de superbes feux d'artifices commandités par la Caisse populaire du coin. Ici, la soirée est simple, plus il y a de l'alcool, plus on s'amuse!

Le retour à la Grande...

Le retour s'est fait dans le même contexte que l'aller: 100 km/h sur la voie de dépassement. Par contre, le ciel, lui, avait décidé de se donner en spectacle: un coucher du soleil orangé, un ciel aux couleurs de l'arc-en-ciel puis des champs verts à perte de vue.

Montréal, la Grande, avait décidé de m'accueillir en grand. Elle m'ouvrait grand les bras avec son ciel violet et ses bâtiments illuminés. Il ne manquait que le grondement des cloches de l'Oratoire et je me serais cru au paradis...

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Voilà, j'étais disparue dans ma petite campagne les derniers jours. Le séjour fût juste assez long pour me faire oublier ma vie montréalaise et les cernes de ma vie mouvementée des derniers mois. Mon teint halé a continué de foncir, ma blessure à la cuisse est presque guérie et mes cernes sous les yeux ont disparu.

Les derniers jours ont eu l'effet d'un baume sur le stress des jours qui viennent. J'aurai donc une réponse sur mon avenir pour les prochains mois au bureau et je déménagerai quelques rues plus loin.

Saturday, June 25, 2005

Une journée au chalet...


Le chalet familial est maintenant rendu un point de rencontre lorsque le termomètre ose monter plus haut que 25 degrés celcius...

Wednesday, June 22, 2005

L'homme à fleurs

Chaque soir, son sourire est comme un baume. Cet homme a fait ses voeux religieux il y a plusieurs années et pourtant, malgré ses cheveux blancs, il me donne l'impression d'avoir gardé ses 20 ans. Il prend soin de ses fleurs toujours aux mêmes heures, et ce, chaque soir sans jamais leur fausser compagnie. Il les arrose comme si elles étaient ses enfants. Il est fidèle... et lumineux.

En fait, chaque soir, lorsqu'il me souhaite une bonne partie, je lui dis que ses fleurs sont belles. Chaque fois, il laisse échapper un petit rire de fierté. Et moi, je souris comme une belle et repars en direction de la patinoire.

Après 3 semaines de rencontre presque quotidienne, je ne m'inquiète plus. Je sais qu'il sera là lundi prochain. Il y a sera plus lumineux que jamais, comme toujours. Encore une fois, je lui dirai que ses fleurs sont les plus belles et il me répondra par le même rire chaleureux en affichant des yeux rayonnants...

Tuesday, June 21, 2005

"Tu es belle et tu es heureuse"

Quelqu'un un soir me disait "Tu es belle et tu es heureuse". Elle me disait cela pendant que moi, durant ce temps, je décidais de passer à autre chose. Elle ne me connaissait pas et pourtant elle ne voulait qu'une chose: mon bonheur. Elle avait été témoin de mes yeux. Elle avait su qu'une partie de l'histoire, et pourtant, elle ne désirait que du bien pour moi. Ce soir là, je me suis alors demandée si j'étais émue à cause de cela ou à cause de lui.

Actuellement, beaucoup de choses se passent dans ma tête. Je voudrais lui dire ce qui s'est passé dans mon cerveau depuis le début. Je voudrais lui dire combien il est une personne fabuleuse. Je voudrais lui dire que je ne lui en voudrai jamais, qu'à quelque part, c'était mieux comme ça. Je voudrais lui dire que j'ai quitté le bateau pour ne pas me faire mal en bout de ligne.

Mais tout ça, je ne le peux pas.

Monday, June 20, 2005

Annonce: Recherche des joueurs / joueuses

Amateurs de sports? Envie de rencontrer du nouveau monde sympathique habitant Montréal? Lisez ceci...

Le Club Montréal recherchent des joueurs et joueuses pour le hockey cosom à l'extérieur le mardi ou le mercredi à 18:30. Voulez-vous combler une de ces places? Appelez au 227-CMSS ou visiter www.clubmontreal.ca.

Découverte du jour...

Depuis quelques jours, je ne peux me retenir à reluquer les appareils photo. En attendant, je regarde les photos du jour des autres dont ceux sur www.fugitif.net. Un seul mot: magnifique!

Déménagement en vue

Encore quelques jours dans cette chambre verte pomme et puis je déménagerai mes choses quelques rues plus loin. Je regarde mon bordel et tout ce que j'ai pu accumuler depuis les cinq derniers mois et je suis déjà découragée.

Il me faudra partir à la recherche de boîtes, emballer le tout, emprunter le F-150 aux parents puis me réinstaller là-bas près de la rue Victoria. Cela sera donc mon onzième déménagement en moins de cinq ans. Décidément, je commence à rêver à un peu plus de stabilité...

Sunday, June 19, 2005

Site du jour...

À découvrir pour ses mots: Alex et son Tohu Bohu.

"Parfois, il y a des mots que l’on met sur feuille, sans trop réfléchir, qui froissent. Que dis-je qui froissent. Qui décoiffent. Non pas les cheveux mais le cœur. Ce cœur qui fait battre le sien parce qu’au soir ou au matin, on le retrouve là où on l’a laissé. [suite]"

Wednesday, June 15, 2005

La pluie et les hommes...

Marchant sous la pluie, j'ai eu cette soudaine envie d'enlever mes sandales puis de partir à courir la distance qui me séparait de chez moi. Chaque fois que je sens des gouttes de pluie sur ma peau, j'ai les pieds qui ont le goût de toucher le sol, j'ai cette folie d'antan qui réapparaît et j'ai simplement l'envie de rire en jettant un coup d'oeil vers le ciel.

En revenant chez moi, je repensais à ces discussions entendues au St-Elizabeth et au Bâton Rouge. En fait, je me disais simplement que les hommes étaient aussi compliqués que les femmes...

Question de péché...

Mon péché mignon ces derniers temps: prendre une cuillérée de Nutella...

Tuesday, June 14, 2005

Il y a 5 mois...

La chaleur a presque disparue. Il y a même une petite brise qui pénètre par ma fenêtre. Quel bonheur! La brise est là, elle se fait inspirante.

Phil et moi mettons à jour notre petit monde sur la blogosphère. L'un installé dans son Laz-y-boy et l'autre dans sa pauvre chaise de bois. L'un à la clarté, l'autre à la pénombre de sa chambre.

Il y a 5 mois, j'emménageais ici. Je ne connaissais ni Philippe, ni Marco. En fait, j'avais visité en moins de deux minutes l'appartement puisque mon avion m'attendait pour partir vers le Mexique. Les lieux me plaisaient et les colocs semblaient bien sympathiques. C'était assez pour me convaincre après 2 minutes. Jusqu'à maintenant, je n'ai eu aucun regret, que du plaisir en fait.

Si tout va bien, le 1er juillet, jour national du déménagement des québécois, je déménagerai avec Marco et Sam. On aura les cris des enfants à l'heure de la sortie de l'école et puis un balcon magnifique. Je pourrai même continuer à faire mes entraînements nocturnes dans les marches de l'Oratoire St-Joseph et mes visites à toutes heures du jour au marché public sur Côte-des-Neiges.

Si tout va bien, j'aurai également mon contrat de renouvellé. Si tout va bien, mon petit bonheur continuera son chemin...

Monday, June 13, 2005

Fuite urbaine...

Durant le weekend, j'étais partie à la campagne, question de voir comment la faune et la flore - oh et le lac au chalet familial- se comportaient. Déjà, juste le fait de sortir de l'Île de Montréal, j'avais l'impression qu'il faisait 5 degrés de moins. Maintenant, rajoutez-y des arbres, un lac, du vent et enlevez-y le smog et vous comprendrez pourquoi je m'y suis réfugiée le plus longtemps possible ces derniers jours.

Disons que mon appartement humide et sans aération ne m'a nullement manqué et que j'ai presque eu l'impression d'avoir atteint le paradis après avoir passé le trois quart de mes 2 derniers jours les pieds dans l'eau.

J'ai ramené mon ventilateur question d'essayer de survivre à la chaleur urbaine, mais avant d'en profiter, je m'en vais suer à grosses gouttes au hockey. Soit je suis folle, soit je suis passionnée. Va pour le deuxième...

Saturday, June 11, 2005

Concours d'écriture Voir/Renaud-Bray

Soumettez une nouvelle entrant dans une des catégories suivantes : général, érotisme, humour ou polar/science-fiction ou un essai libre (pas de catégorie) et courez la chance de gagner l'un des prix mentionnés ci-bas. La date limite pour déposer la nouvelle ou l’essai est le 2 septembre 2005 à 17h (HAE).
[Plus!]

Merde. Chaque fois que je vois ce type de concours, je veux y participer. Je le veux tellement... que je deviens apeurée de la page blanche. J'ai peur d'y participer au cas où je ne serais pas choisi. Peur d'échouer là où plus tard je voudrais réussir.

Cette fois, je me suis dite que ça serait différent. Je vais écrire, ou du moins, je vais essayer. Qu'ai-je à perdre? Rien. Seulement tout à gagner.

Mon carnet noir...

Ce fameux carnet que je traîne partout, ne serait-ce que pour marcher, pour voyager et même pour sortir. Ce fameux carnet en rend plusieurs curieux. Parfois, j'y inscris l'instant du moment. Parfois, j'y décris cette paire de yeux qui m'a fixé quelque secondes ou encore mes folies de la veille. J'y noircis les pages jusqu'à en avoir mal aux doigts. J'y écris tout ce que je peux pour me permettre de continuer à avancer sans trop analyser le passé, sans trop essayer de prédire le futur.

Lorsque quelqu'un me dit qu'écrire est une passion, je leur réponds immédiatement que ce n'est pas une passion, que c'est un mode de vie. Chacun possède son propre style vestimentaire, chacun possède aussi sa façon d'écrire. C'est ce qui rend chacun de nous unique au monde...

Le conducteur d'autobus...

Ce matin, le chauffeur d'autobus jouait du drum sur son volant à l'aide de ses mains. Lorsque le rythme de la musique le permettait, il arrêtait de jouer du tambour puis il accompagnait la radio avec de petits déhanchements, de gestes de mains et de sa voix. Il semblait heureux d'être là ce matin. Il était intense comme l'autre chauffeur qui distribue parfois des bonbons à ses nouveaux passagers ou encore comme cette conductrice qui chante pour annoncer les arrêts d'autobus.

Autour de moi, je vois tellement de petits bonheurs, tellement de gens qui savourent simplement la vie. On devrait tous croquer dans la vie comme ça. Ne dit-on pas qu'on en a seulement une à vivre? Alors, vivons la pleinement.

Tuesday, June 07, 2005

Dessine-moi un mouton...

Le mouton est de retour là-haut. C'était ce fameux mouton que j'avais dessiné un soir de décembre sous la soudaine inspiration du "Petit Prince" de St-Exupery et de ses mots:

"On ne voit bien qu'avec le coeur, l'essentiel est invisible pour les yeux."


Je n'ai lu ce livre que deux fois, mais pour la première fois de ma vie, il m'avait marqué plus que tout autre. Pour une fois, je me rappelais des passages. Normalement, je fais de la lecture rapide, alors que cette fois, j'ai pris la peine d'aimer et de peser la présence de chacun des mots. Pour moi, c'est un livre remarquable, ou plutôt un chef d'oeuvre.

Something is in the air...

Aujourd'hui, j'étais vêtue de noire, de la tête au pied. Une robe noire à licou qui laisse mes grandes jambes à découverte, une chemise noire pour le bureau puis mes sandales noires à talon.

Pour moi, c'est ça l'été, c'est me sentir sexy dans ce que j'aime le plus au monde: mes jupes et mes sandales...

Sunday, June 05, 2005

Dure soirée à Québec...

Après des soirs comme hier, je me rends compte que je suis loin d'être antisociable... Au départ, sur 30 personnes, j'en connaissais une. Un peu moins de 6h plus tard, je me retrouvais à prendre 6 shooters de B52 en 10 minutes et à me déhancher sur la piste de danse. Cette fois par contre, j'ai eu beaucoup de classe... Je n'ai pas dansé sur les tables.

Je suis partie de là-bas à 8h du matin. La vue de tous ces corps assoupis dans le salon et des nombreuses bouteilles sur les meubles m'ont rapidement rappelé les heures précédentes. Je suis sortie puis j'ai marché dans le Vieux-Québec, l'air était frais et mon visage un peu défait a fait virer quelques têtes - l'alcool, toujours l'alcool.

Ce matin, la route m'appartenait, les Cowboys Fringants et Jack Johnson m'accompagnaient. J'avais peut-être des yeux ternes et des cernes, mais à quelque part, au fond de moi, le coeur battait et la tête fonctionnait à fond. C'est simple, hier, j'ai découvert des gens incroyables... et je fus trop bonne.

Annonce nécrologique.

Au fond, personne ne croit à sa propre mort,
et dans son inconscient, chacun est persuadé
de son immortalité.

- Sigmund Freud

Grosmongol.com est mort. Il fait parti des premiers blogs québécois que j'ai fréquenté. Ce qu'il ne sait pas, c'est qu'il fût parfois mon inspiration...

Bonne chance Nick dans tes nouveaux projets, et ce, de tout coeur.

Et puis comme je disais un jour:
Le plus dure dans la vie, c'est de mettre la clé dans la porte et puis de dire "Je pars." De se retourner et d'avoir des centaines d'images revivre. De regretter durant les jours qui suivent. Et puis ensuite, de se tourner de bord, et de recommencer à neuf ailleurs..

Saturday, June 04, 2005

Ma campagne

Ce matin, j'ai chaussé mes souliers de course puis je suis partie à la redécouverte de mon village natal. Ainsi, au lieu de courir sur du ciment et de passer inaperçue sur les trotoirs de Montréal, j'ai longé des champs en jachère, des forêts remplies de cabanes à sucre et l'autoroute à certains moments. Cette fois, au lieu d'être noyée parmi les bruits urbains, j'ai eu droit aux oiseaux, à la brise dans les feuilles et aux bruits de mes pas. Dans mon rang, le ciment n'existe pas. La nature est maître ici.

Ce qui est bien de la campagne, c'est que je peux courir avec mon chien, sans avoir besoin d'une laisse pour le retenir. C'est que je peux aller m'installer sur mon pont et regarder l'horizon.

La campagne, c'est ça, c'est la vie au ralentit. On y apprend à observer et à apprécier les petites choses de la vie, comme ces signes de la main des automobilistes, ces champs à perte de vue et ces moments de solitude auprès de la nature.

Mon village, je n'y demeurerai jamais, mais toujours j'y reviendrai.

Friday, June 03, 2005

Brèves d'un instant...

- "St-Phonic", beau jeu de mot...

Thursday, June 02, 2005

Merci.

Jamais je n'aurais cru enflammer autant de gens avec ma dernière entrée. Jamais je n'aurais cru recevoir autant de bons mots... et un aussi long roman. Jamais je ne m'aurais cru aussi reconnaissante face à ces courriels envoyés.

Un seul mot: merci.

J'ai mis les choses au clair dans ma tête. J'ai décidé que j'étais pour continuer comme je le fais depuis quelques années. J'ai pris la décision d'être ce que je suis, tout en gardant cette partie mystérieuse. Et puis, au fond, pourquoi renier ce que je suis vraiment?

Wednesday, June 01, 2005

Je continue ou j'arrête?

Depuis quelques jours, j'ai la peur de la page blanche. Je ne sais trop où commencer mes histoires. Je ne sais trop si ça saura suscité de l'intérêt des autres. Non, en fait, je ne sais trop ce que je devrais publier ici.

Mes romans savon tournent en rond. Mon émerveillement devant Montréal est grandissant. Mes questionnements sont toujours aussi nombreux. Ma vie sociale est toujours aussi remplie. L'incertitude au niveau de mon emploi après le 30 juin m'inquiète toujours. Et je pourrais continuer comme ça des heures. Au fond, je vais bien, ou plutôt, je ne vais pas mal.

Pourtant, je ne devrais pas avoir la peur de la page blanche. Mon nouveau carnet noir est déjà bien entamée. J'arrive à y remplir une page par moment. Mais le problème, c'est ici. Tant de gens me connaissant viennent lire mes moments. Tant de gens qui m'ont rencontré à différentes époques, tant d'inconnus aussi.

Autrefois, je n'avais jamais cru à l'obligation de me censurer. Aujourd'hui, je n'ai plus le choix. Comme si je voulais garder une partie de mon mystère, comme si je voulais garder le contrôle sur mon existance.

Du coup, se censurer, c'est comme vivre à moitié. Ceux qui me connaissent vous diront que ce n'est pas mon genre. Je suis trop intense pour réussir à maintenant le cap. Alors, maintenant, je continue ou j'arrête?