Saturday, April 30, 2005

Un soir, ce soir.

L’eau était juste assez chaude, juste assez pour laisser de la vapeur s’échapper. Les chandelles, elles, étaient juste bien situées et laissaient leur ombre se refléter dans le miroir judicieusement placé. Le bain, juste assez grand pour bien vouloir accueillir ma grandeur. Mes idées se réjouissaient de ce moment. Un 30 minutes parfait pour s’évader en paix, pour laisser libre cours à l’instant présent et pour se rappeler les derniers jours. Je ne m’offre pas assez souvent ce délicieux moment.

Ce soir, je repensais à lundi dernier. À cette soirée qui m’a permis de découvrir quelqu’un et qui lui a donné le goût d’en savoir davantage à mon sujet. Et aussi à ce matin où j’ai lu une nouvelle invitation de sa part.

Ce soir, je repensais à ma soirée de jeudi soir au bar universitaire de Sherbrooke. Une soirée de débauche comme parfois ça en prend pour vraiment décrocher de la routine et pour se sentir encore plus désirable. Un matin difficile, mais oh combien soulageant d’arriver chez soi pour troquer ces jeans pour ses couvertures.

Ce soir, je repensais à aujourd’hui. Chaque visage croisé aujourd’hui était gravé en mémoire. Ce soir, j’ai décomposé chacun de ses visages pour essayer d’y retrouver le sien. Ce soir, je m’en voulais d’avoir été dans sa ville 8h de temps sans avoir pu le voir au moins une fois, ne serait-ce que pour lui arracher un sourire.

Ce soir, j’ai la tête qui boucane. J’ai le cœur qui se cherche un endroit où se loger. J’ai le corps qui désire de l’attention. Ce soir, j’ai le goût de partager mon monde.

Tuesday, April 26, 2005

Je disais...

Auparavant, je croquais pour oublier... Maintenant, je veux croquer pour revivre à nouveau. C'est fou hein...

J'imagine que c'est ce qu'on appelle le printemps simplement, non?

J'ai l'impression d'avoir le coeur qui éclatera bientôt. J'aurais envie de serrer une personne dans mes bras, de lui dire combien je tiens à elle et de lui dire jusqu'à quel point elle a chamboulé ma vie.

J'aurais envie d'avoir quelqu'un, juste là, dans les bras à qui verser une larme de bonheur, à qui transmettre du bout de mes doigts tout mon attention ou encore à qui sourire lorsqu'elle a les yeux fermés.

Tout n'est peut-être que questions d'envies, mais s'agit qu'elles soient du moindrement intenses pour avoir un impact sur sa vie. Ce soir, mes envies étaient intenses. Ce soir, j'ai eu envie de succomber pour une première depuis longtemps. Ce soir, j'ai faibli par peur du passé. Ce soir, j'aurais du oublier avant et pensé à présentement. J'aurais du, voilà.

Les cinq du métro.

La semaine dernière, un beau vendredi matin, ils étaient là, les 5 alignés un à côté de l'autre sur le banc à la sortie du métro Iberville. L'un roulait ses cigarettes, les autres parlaient de salade de chou. Leur façon de décrire la chose m'avait enlevé le goût d'en manger. Et puis, ils ont parlé de leur ami Pierre. Ils le cherchaient depuis quelques jours.

Une semaine plus tard, j'ai encore le dégoût pour la salade de chou, même celle du St-Hubert. A vrai dire, les entendre parler ainsi me rappelait combien Montréal pouvait être une petite ville parfois, même encore plus petite que mon village natal... Et c'est pour dire!

Ce soir, lorsque j'ai pris le chemin de retour, je les ai croisés au même endroit. Ils étaient encore là, les cinq. La seule différence c'est que ce soir, il y en avait un qui vendait ses cigarettes et que les autres me semblaient bien silencieux.

Je crois qu'encore cette fois, Pierre leur avait fait défaut. Il les avait peut-être troqué pour une jeune dame, qui sait!

Friday, April 22, 2005

Corte-o!

En tant qu'employée, j'ai eu droit à une avant-première.

D'abord, il y avait un 5 à 7 particulier où on retrouvait des sandwich bleues, un caroussel servant de bar à vin, des serveurs assurément mannequins dans leur première vie et une panoplie de clins d'oeil aguichants.



Puis vint le moment tant attendu, le moment de découvrir ce que plus de 2000 personnes ensemble ont pu réaliser. Tout le monde était surpris et moi, j'étais fascinée.

Fascinée de voir qu'encore une fois, le Cirque était pour réussir là où bien des gens n'avaient pas encore osé s'aventurer, là où seule la limite est, en fait, l'imaginaire.

Bordel.

Ma chambre est un véritable bordel. Ma tête aussi.

J'ai la tête en bordel tout simplement parce qu'il n'y a pas de mots pour décrire la personne qui fait fonctionner mes neurones, même durant mon sommeil. Pourtant, je ne l'ai rencontré qu'au pays de Morphé.
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Depuis quelques semaines, je suis aussi à la préparation d'un événement. En 48 heures, j'ai dû réviser tous mes plans, réorganiser le tout et préparer ce qui vient avec. C'est ma première organisation d'événement et, j'espère, sûrement pas la dernière.

J'ai hâte à demain 15h, juste question de pouvoir soupirer et de me dire "Enfin!" et de voir ces "Freak Fans" repartir le coeur heureux et les étincelles dans les yeux.

Sunday, April 17, 2005

Les auteurs du dimanche.

Matthieu avait fait une invitation sur son site pour ce soir. J'ai donc décidé de me pointer vers les 8h au Bar l'Intrus. Je fus chanceuse, il restait une place pour moi au bar. Un endroit parfait pour observer la salle en générale et pour avoir droit à un service rapide au bar. L'animation n'avait pas encore commencé que l'envie me démangeait de sortir mon cahier de note et ma plume.

Matthieu a parlé de ces deux dépendances, soient les filles et le sucre. Moi, les miennes, auraient plutôt été les gars et le chocolat. Quoique je crois que les deux sont fortement reliés dans mon cas à une seule chose: le sexe.

Ce soir, la Griffon Rousse était incroyablement bonne. J'imagine que cela faisait soit très longtemps qu'elle fermentait, soit j'en avais décidément besoin. Normalement, j'aurais répondu la première option, mais ce soir, c'était différent, le moral en avait simplement besoin.

Le printemps se fait sentir, mes sens se sont réveillés, et durant quelques intants, ce soir, je ne voulais qu'une chose: séduire. J'avais parfois l'impresssion que même cette main dans mes cheveux ou encore ce penchement de la tête avait une raison d'être: séduire la gente masculine.

Finalement, suite au conte érotique de Martin Petit, j'ai pris une marche de santé en direction du métro Mont-Royal. Juste en face de la Banquise, je me suis faite aborder par un Italien cuisinier, Sino son nom. Il m'invitait à prendre un café... bizarrement, je savais que lui ne pensait pas qu'au Café! Il m'a donc offert le raccompagnement jusqu'au métro en ayant en tête jusqu'à la dernière minute d'avoir mon numéro. Il ne l'a pas eu... il a simplement eu droit à mon plus beau sourire.

Dans le transport en commun, je souriais bêtement. En fait, il est permis de se demander la véritable raison: Sino, l'alcool ou les contes? Libre à vous de trouver maintenant.

Friday, April 15, 2005

Irène a fleuri.

C'est arrivé comme ça au cours de la dernière nuit. Irène m'avait préparé un cadeau pour mon arrivé ce matin. Elle avait les pétales grandes ouvertes de sa première fleur de l'année. Elle était rose, rose bonbon, rose à souhait. Qui sait, peut-être que ce weekend, elle verra l'une de ses soeurs naître et s'épanouir?

Très souvent, lorsque je vois une fleur montrer ses couleurs, ça me rappelle que c'est le printemps et que la saison des amours arrive à grands pas. Cette fameuse saison où tout est fleuri, autant dans les plates-bandes que dans le coeur des gens...

En attendant, moi, mon coeur se prépare, il se laisse attendrir tranquillement. Il aurait besoin d'un peu d'engrais et d'un peu de sourires rayonnants. À partir de ce moment, je crois que mon coeur sera prêt à fleurir à nouveau lui aussi...

Wednesday, April 13, 2005

Citation

Le plaisir peut s'appuyer sur l'illusion, mais le bonheur repose sur la réalité.
Chamfort

Sunday, April 10, 2005

Le seul conseil que j'ai pu lui donner fût: "Est-ce que tu seras plus ou moins heureuse que présentement?"

Wednesday, April 06, 2005

YulBlog

Cette fois-ci, j'y serai. Et puis contrairement au dernier, j'y resterai plus longtemps, promis. À ce soir!

Histoire de nuit étoilée...

Je n'arrête pas de parler de la ville, de dire combien j'aime Montréal, mais il y a une chose en particulier qui me manque: les étoiles.

En campagne, cela m'émerveille toujours. Je ferme la porte de mon auto et puis je lève les yeux vers le ciel avant même de me diriger vers la maison familiale. Chaque fois, sans m'en rendre compte, je fais un tour complet sur moi-même sans détourné les yeux du ciel et de sa beauté. Chaque fois, je souris en me disant que là-haut, quelqu'un veille sur moi...

Tuesday, April 05, 2005

Irène et moi.

Je l'avais affectueusement prénommée Irène. Je l'avais abandonnée aux mains d'une experte en la matière. J'avais craint la traumatiser si je l'amenais au froid glacial, alors, je l'avais laissé comme cadeau de départ.

Lorsque je suis revenue en février dernier, je l'ai retrouvée. Bon, elle avait les feuilles molles et elle n'avait produit aucune fleur depuis mon départ il y a un an, mais il n'était pas trop tard. Depuis ces retrouvailles, Irène a élu domicile sur mon bureau, juste là à côté du téléphone, là où elle aurait la meilleure lumière.

Aujourd'hui, j'ai remarqué qu'elle afficherait ses couleurs bientôt; deux petites fleurs roses sont en train de s'ouvrir au monde. Avec un peu de chance, elles arriveront en même temps que les tulipes... et que les belles chaleurs!

Je vous la présenterai lorsqu'elle sera à son meilleur... vous verrez, Irène est une vraie charmeuse!

Monday, April 04, 2005

Correspondance inconnue...

Ya rien de mieux que la correspondance avec un inconnu... Quelques mots, quelques phrases, quelques paragraphes et puis voilà, le bien est fait: on en revient avec un sourire accroché aux lèvres.

Qu'est-ce qui me pousse à correspondre avec un inconnu? Je ne sais pas, peut-être est-ce: le mystère d'une personne qui nous offre une partie de sa vie, le plaisir de découvrir quelqu'un par ses mots, l'envie de rencontrer la personne ou encore le soudain goût de s'offrir à l'autre en toute sincérité... Au fond, c'est peut-être ça, c'est peut-être même plus d'ailleurs.

Saturday, April 02, 2005

L'amitié.

Il y a dix ans, nous étions au secondaire, on vivait ensemble 24hres sur 24/5 jours par semaine, on se racontait presque tout, on faisait nos folies, on riait... et on pleurait ensemble. Hier, je les ai revues après un an. On a parlé comme si on s'était vu la veille. Le temps était disparu. L'amitié, elle, était toujours là. C'était comme il y a hier.

L'amitié, c'est un bien petit mot pour beaucoup de choses. L'amitié c'est de supporter ses amis dans la difficulté. C'est de leur faire comprendre que le futur est meilleur que le passé. C'est aussi de les aider à panser les blessures d'un abus sexuel d'autrefois. C'est de les supporter dans le meilleur... et le pire. C'est de les amener à réaliser combien ils sont des gens extraordinaires. C'est aussi d'oser pleurer devant ces personnes.

Hier soir, j'ai vécu tout cela. J'ai fait parti de ses quatre personnes qui étaient là pour quelqu'un qui avait trop bu et qui voyait ses fantômes d'antan revenir à la surface. Hier, j'ai compris que moi aussi je pourrai compter sur elles... et j'en ai pleuré.

Réussir.

"Je saurai que j'aurai réussi dans ma vie lorsqu'à ma mort, je compterai le nombre de personnes que j'aurai rendu heureuses au cours de ma vie."
Mon père.